Oui, un cheval de trait se monte sans difficulté et fait même une monture étonnamment agréable. Calme, puissant et confortable, ce géant séduit de plus en plus de cavaliers en quête de sérénité. Reste à connaître ses spécificités : allures, races adaptées, matériel et niveau requis. Voici ce qu’il faut savoir avant de grimper sur le dos d’un trait.
Oui, le cheval de trait se monte (et plutôt bien)
Dans l’univers équestre, le trait souffre encore d’une réputation tenace : celle d’un animal réservé à la traction et aux travaux des champs. La réalité est tout autre. Le guide équestre Horseee le rappelle volontiers sur son site dédié à l’équitation : un trait correctement débourré accepte la selle aussi bien qu’un cheval classique. Sa morphologie impose simplement quelques adaptations.
Surnommés les gentils géants, ces chevaux se distinguent par un mental posé et une grande tolérance. Ils encaissent les hésitations du cavalier sans broncher, ce qui rassure beaucoup en début d’apprentissage. Contrairement aux idées reçues, le trait n’a rien d’un cheval mou : il peut se montrer vif et réactif, simplement de façon plus prévisible.
Cheval de trait ou cheval de selle : quelles différences en selle ?
La première fois sur un trait est souvent déconcertante. Le cavalier perd ses repères habituels tant la largeur du dos et l’amplitude des allures changent les sensations. On ne dirige pas un colosse de 900 kg comme un cheval de selle de 500 kg et c’est précisément ce qui rend l’expérience unique.
Le tableau suivant résume les principaux écarts à garder en tête avant de choisir votre monture.
| Critère | Cheval de trait | Cheval de selle |
|---|---|---|
| Gabarit | 700 à 1200 kg | 400 à 600 kg |
| Allures | Amples et confortables | Plus rapides et légères |
| Vitesse | Modérée | Élevée |
| Tempérament | Très posé | Variable |
| Usage idéal | Balade, attelage, loisir | Sport, compétition |
Quelles races de trait choisir pour monter ?
Toutes les races ne se valent pas sous la selle. Les traits les plus légers offrent un meilleur confort et une plus grande maniabilité. Le Comtois et le Cob normand figurent parmi les plus prisés pour la randonnée : rustiques, endurants et faciles à vivre, ils enchaînent les kilomètres en extérieur sans faiblir.
Le Percheron reste une valeur sûre pour la balade grâce à sa démarche souple, tandis que l’Ardennais séduit par sa puissance et sa volonté au travail. Le Breton, lui, accompagne depuis longtemps les randonneurs équestres de l’Ouest de la France. Le choix dépendra surtout de votre gabarit et de vos objectifs en selle.
Le trait, un allié pour débuter l’équitation
Le tempérament du cheval de trait en fait une monture de choix pour les premiers pas. Sa stabilité et sa patience conviennent parfaitement aux cavaliers qui souhaitent débuter l’équitation en douceur, du Galop 1 au Galop 3. Son dos large et ses allures amples facilitent le travail de l’assiette et de l’équilibre.
Cette monture rassure aussi les adultes qui reprennent après une longue pause ou qui recherchent avant tout du confort. Les enfants peuvent monter un trait ou un croisement adapté, toujours sous encadrement. Polyvalent, il convient à la balade, au dressage de base, au travail à pied et bien sûr à l’attelage.
Quel matériel pour monter un cheval de trait ?
La principale contrainte tient à la sellerie. Un garrot large et un dos puissant exigent du matériel spécifique, souvent introuvable dans les tailles standard. Mieux vaut anticiper cet achat avant le débourrage. Voici l’essentiel à prévoir.
- Une selle à arcade très ouverte, en taille XXW, avec des panneaux larges qui répartissent bien le poids
- Un bridon ou un licol en taille X-Full ou Draft
- Une sangle longue et des mors plus larges que la moyenne
- Un montoir, pour monter sans solliciter inutilement le dos du cheval
Longtemps marginal, ce marché s’est nettement étoffé. Les selliers anglais et quelques fabricants français proposent désormais des arçons étudiés pour les chevaux lourds, signe du regain d’intérêt actuel pour le trait monté et l’équitation de loisir.
Questions fréquentes
Voici les réponses aux interrogations qui reviennent le plus souvent chez les cavaliers curieux de monter un trait.
Peut-on monter n’importe quel cheval de trait ?
Non, seuls les chevaux débourrés et habitués au travail monté conviennent. Un trait uniquement dressé à l’attelage devra suivre un débourrage spécifique avant d’accepter sereinement un cavalier sur son dos.
Un cheval de trait peut-il galoper ?
Oui, un trait galope tout à fait, même s’il reste moins rapide qu’un cheval de selle. Son galop est puissant et confortable. Beaucoup de cavaliers sont surpris par la vitesse atteinte en extérieur.
Le cheval de trait convient-il à un débutant ?
Tout à fait. Son calme et sa tolérance en font une excellente monture d’apprentissage, idéale pour gagner en confiance lors des premiers galops sans craindre les réactions imprévisibles.
Peut-on faire du saut d’obstacle avec un cheval de trait ?
De petits sauts restent envisageables sans que ce soit pour autant sa vocation. Son poids sollicite fortement les articulations. Nous conseillons de privilégier la balade, le travail à pied ou le dressage de base.
Quelle selle choisir pour un cheval de trait ?
Une selle à arcade très ouverte, en taille XXW, avec des panneaux larges répartissant correctement le poids. Plusieurs marques anglaises proposent des modèles pensés pour les chevaux lourds.
Quelle race de trait privilégier pour la balade ?
Le Comtois et le Cob normand, plus légers, sont parfaits pour la randonnée. Le Percheron et le Breton offrent eux aussi un excellent confort sur les longues sorties en extérieur.

