Comment alimenter des chevaux pour des performances optimales et une santé durable ?

cheval à l'écurie

Alimenter un cheval des temps modernes n’est pas toujours facile. Cette pratique quotidienne est carrément une science complexe qui impacte directement la santé, le bien-être et les capacités sportives de l’animal. Pourtant, les besoins sont divers et compliquent les choix. Désormais, les propriétaires et gérants d’écurie recherchent des solutions précises et personnalisées. Oubliez les régimes standards puisque l’approche globale et individualisée est désormais la norme pour garantir à chaque équidé la meilleure couverture nutritionnelle possible.


Évaluer les besoins réels de chaque équidé



La première étape pour optimiser la ration d’un cheval consiste à faire un examen précis de ses besoins. Bien entendu, ceux-ci varient énormément d’un individu à l’autre. Ne vous contentez pas d’une estimation visuelle. Prenez en compte son l’âge, la race, le poids exact (mesuré avec un ruban ou une bascule) et surtout le niveau d’activité (du simple loisir à la haute compétition) de votre poulain.


Dans la pratique, le cheval de sport a des exigences en énergie et en protéines très différentes d’un poney en convalescence. Il est essentiel de considérer également tout historique médical ou toute pathologie présente (ulcère, Cushing, SME, etc.) qui modifie les besoins spécifiques en nutriments, minéraux et vitamines.


Pour une analyse approfondie de l’équilibre alimentaire et un diagnostic des possibles carences ou excès, il est vivement conseillé de réaliser un bilan nutritionnel bien précis. Cette démarche assure que la base de la ration est solide et adaptée à chaque objectif.


Examiner la qualité des fourrages et concentrés


Après avoir déterminé les besoins du cheval, vérifiez l’adéquation de ce que vous distribuez. Le fourrage est un excellent aliment qui est à tort sous-estimé. Pourtant, il doit être fourni en de bonne qualité et en quantité suffisante. Cependant, un simple examen visuel ne suffit pas à connaître sa véritable valeur nutritive. Un foin peut sembler parfait, mais manquer cruellement de certains oligo-éléments. D’un autre côté, certains foins sont trop riches en sucres, ce qui est risqué pour des chevaux sensibles ou prédisposés à la fourbure.


Il est donc indispensable de mesurer précisément la teneur en énergie, protéines et minéraux de l’herbe et du foin que vous donnez. C’est pourquoi, avant de choisir des compléments ou des aliments industriels, la démarche la plus rigoureuse est de faire analyser la ration de vos chevaux avec délicatesse.


Cette analyse fournit des données scientifiques sur le fourrage et les concentrés actuels. Cela permet d’identifier les déséquilibres cachés et d’ajuster la ration avec précision sans gaspillage ni surdosage.


Ajuster la ration avec une approche individualisée et évolutive



Une fois les besoins établis et l’alimentation actuelle examinés, il est temps d’opérer les ajustements nécessaires. L’idée est de combler les manques identifiés par le bilan et l’analyse. À cet effet, choisissez les aliments concentrés et les compléments minéraux et vitaminés (CMV) qui ciblent précisément les déséquilibres.


Par exemple, si le fourrage est pauvre en sélénium, un CMV adapté sera plus pertinent que d’augmenter la dose d’un aliment complet. Intégrez toujours les contraintes pratiques de l’écurie : logistique, coût, fréquence des repas.


Aussi, le plan de rationnement doit être réalisable au quotidien pour les propriétaires ou les soigneurs. N’oubliez pas que l’alimentation est un processus dynamique. Les besoins du cheval changent avec les saisons, l’intensité du travail et l’évolution de son état de santé.

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Margot

Je m'appelle Margot, j'ai 29 ans et je suis passionnée par les chevaux de trait et la vie à la campagne. Je partage ici mon amour pour ces magnifiques animaux et tout ce qui touche à la nature.