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Deuxième reprise du salon du cheval de Saulieu.
Je reformule les mêmes remarques d’ordre générale que l’année dernière.
La conception de ce salon à visage humain est pratiquement en opposition avec ce qui est proposé ailleurs.
Ailleurs, c’est le commercial qui tient le haut du pavé. Ici, c’est plutôt le mélange d'une bonne vulgarisation
envers le public et des présentations des savoir-faire.
Savoir-faire servi par la participation d’associations et établissements de très bonne qualité.
La démocratisation du cheval n’est pas toujours accompagnée par la
qualité.
A Saulieu, nous avons pu constater les résultats d’un long et patient travail de formation homme-cheval en voyant manœuvrer l’équitation western.
Et, à l’inverse, la résultante d’un apprentissage pas
encore abouti avec quelques réactions naturelles d’étalons.
Présence importante du Centre de Promotion du trait Auxois, du syndicat d’élevage du trait Auxois et du lycée agricole de Semur-en-Auxois qui sont venus en voisins.
Gages d’un savoir-faire dans une spécialité qui en manque un peu.
- La topographie des lieus :
L’entrée passée, il faut traverser une aire découverte comprenant quelques commerces et les carrières de détente closes.
Cette année, la carrière de présentation a été placée au centre du salon. Elle évite ainsi le pilier qui marquait le centre de la carrière du fond, l’année dernière.
Avant la carrière, tous les boxes pour les chevaux.
Après la carrière, on trouve les stands commerciaux.
- Remarquable équitation western :
Même remarques que l’année dernière. L’équitation western dispose de tous les ingrédients pour tromper l’observateur superficiel.
Le cheval, la tenue et la méthode nous viennent des U.S.A. Ce grand pays alimente l’actualité, pas toujours dans un sens qui lui est favorable. On a vite fait de généraliser. L’équitation western n’échappe pas à cette
mauvaise et injuste publicité.
Le cinéma y est également pour quelque chose. Les connaisseurs ont tous vu la façon plutôt brutale de
monter le cheval par John Wayne et autres justiciers du show-business.
Les harnachements spécifiques, très durs, se doivent d'être maniés en finesse.
Et, logiquement, on ne fait pas dormir son cheval avec la selle et le barda sur le dos, et on ne part pas au tripe galop sans préavis, les muscles de la monture étant froids après l'immobilité et la fraîcheur de la nuit.
La réalité est inverse. Le cow-boy n’est pas un guignol de cinéma mais un employé qui contrôle de grands
troupeaux de bovins.
Il passe ses journées sur le dos d’un cheval.
Il lui est indispensable de prendre soin de son moyen de transport et de travail : le cheval. Une fois à pied, il ne peut plus travailler.
Pour manœuvrer un ensemble aussi dangereux qu’un troupeau de cornes, il faut disposer d’une rapidité de
manœuvre considérable et conserver l’usage de ses mains.
Voilà une application au travail de cette équitation
particulière.
L'observation de la pratique «western» à Saulieu montre que le cheval effectue de brutales manœuvres d’arrêts, de changements de directions sans aucune action pouvant lui créer une souffrance.
Il est équipé d’un mors impressionnant mais qui n’est jamais utilisé qu'avec une grande modération. Ce type de mors dans les mains d'une brute casse la machoire d'un cheval.
Il en est de même pour les immenses éperons, à manier avec doigté.
Je l’ai personnellement vérifié. La mauvaise utilisation de cet outil laisse des traces indélébiles, cicatrices de blessures sévères.
Nous sommes là en présence d’une application concrète de l'observation du fonctionnement d'un cheval et des moyens d'en tirer une utilisation professionnelle sans
violences, mais efficace.
Elle découle d’une utilisation par l’homme des actions-réactions innés du cheval sauvage.
C’est l’animal qui a appris à l’homme comment s’y prendre.
| Divers |
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Chien qui divague. |
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| Chevaux
de trait |
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Poitevin-Mulassier
(étalons) |
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Centre de Promotion du trait Auxois
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A la bonne santé des auxois !
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Chevaux
légers
Ventes |
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Équitation
western
Équitation éthologique |
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| Le
maréchal-ferrant |
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Il faut redresser la pointe des clous de fixation
pour pouvoir les extraire sans abîmer la corne du sabot. |
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Ensuite on applique une traction sur tout le tour
du vieux fer pour l'extraire. |
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Vieux fers |

Le maréchal-ferrant régularise la sole de façon
à retirer l'épaisseur de la pousse.
Il faut éviter que cette partie pose sur le sol. La partie vivante du
pieds est très proche. Le cheval aurait mal. |

Le maréchal-ferrant a retiré la corne du sabot
qui a poussée de façon à ce que le pied pose suivant une bonne
géométrie.
Il pratique une encoche sur l'avant du sabot pour empêcher le fer de
tourner. |
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Le maréchal-ferrant met en forme le nouveau fer
préalablement chauffé au rouge pour le rendre malléable.
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Le maréchal-ferrant applique le fer chaud sur le
sabot. |

Il peut ensuite vérifier suivant l'état de la
brulure si la forme du fer est bien adapté.
Le sabot est une partie morte. Le cheval ne souffre absolument
pas. |
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- Autre race remarquable :
De jeunes éleveurs de chevaux Franches-Montagnes ont amené plusieurs exemplaires de cette jolie race
nationale de la Suisse.
Cette race a été récemment reconnue par le Ministère de l’agriculture français.
Elle provient d’un allègement d’un ancien trait Suisse.
Je l’avais rajoutée dans ma liste des traits élevés en France.
Cette race me cause quelques soucis puisque je suis dans l’impossibilité de pouvoir rencontrer un modèle plus lourd original.
Si cette situation devait perdurer, je me verrais contraint de la retirer de ma liste des chevaux de trait.
Je vais attendre la concentration de la course du Pois-son où je rencontre toujours une équipe suisse de
Franches-Montagnes, pour tenter d’y voir plus clair.
La version légère est un beau cheval.
- Autres activités :
Présence dans les boxes de nombreuses races de chevaux légers.
Les races les plus communes sont là.
J’y ai trouvé quelques beaux spécimens espagnols. J’ai longuement stationné devant pour bien les observer.
Au point que leur propriétaire m’a proposé de me les vendre.
Il ne perd pas le Nord.
Sur la carrière, une remarquable explication du procédé de communication entre le cheval et les jambes du
cavalier. Quand on sait l’expliquer, cela a l’air facile.
Un traditionnel rendez-vous de vente de chevaux. Il est toujours intéressant de suivre cette opération. On y
rencontre d’une part les fruits d’une production et d’autre part, les animaux dont les éleveurs/reproducteurs
souhaitent se débarrasser.
Intérêt supplémentaire, j’ai pu revoir mais en
circulation le cheval Andalou déjà longuement observé dans son boxe.
Peut-être vous en reparlerai-je un jour…
Un reproche traditionnel : les périodes d’attentes entre chaque participations des chevaux cassent le rythme.
Ces périodes génèrent un éparpillement néfaste du public amassé autour de la carrière.
Un compliment : les commentaires sont excellents.
- Activités cheval de trait :
Le salon a accueilli deux étalons trait Poitevin-Mulassier.
Ces chevaux ont été primés au concours national de la race. C’est dire la qualité des éléments présentes.
Pendant la présentation, nous avons eu confirmation qu’il faut toujours prendre des précautions avant de faire évaluer deux étalons ensemble.
J’ai toujours remarqué les réticences justifiées des
responsables qualifiés de concours et réunions à la trop grande promiscuité de ces animaux, qui peuvent être
dangereux lorsqu'on les met dans une situation de proximité artificielle (qui correspond à un défi, en fait) qu'ils éviteraient sans doute dans la nature, en dehors des périodes de reproduction. La proximité fait monter l'adrénaline..
D'où un risque certain d'accidents.
Ont été présentés des traits Breton, des traits Comtois et bien sûr, des traits Auxois.
- Le Centre de Promotion du trait Auxois :
Sous-titre générique puisque ce sont trois supports
importants du cheval de trait régional qui tenaient stand commun:
- Le Centre de Promotion du trait Auxois (déjà cité).
- Le syndicat d’élevage du trait Auxois.
- Le lycée agricole de Semur-en-Auxois.
Et bien sûr, une cavalerie conséquente du cheval régional, trait Auxois.
La délégation trait Auxois nous a fait voir une démonstration de remise à niveau du sol d’une carrière à l’aide d’une machine tractée par deux chevaux.
Elle a proposé à nos yeux émerveillés une période féérique avec sur la piste deux cavalières en robe et en musique pour le Pas de deux auxois.
Rien que du beau.
Une exclusivité : une collaboration entre les Montgolfières de France-Montgolfières et le Centre de Promotion du trait Auxois. Les visiteurs du salon ont pu voir le
ramassage de la nacelle et de la Montgolfière dégonflée comme si elle se trouvait en rase campagne à l’issue d’un vol.
Sur le stand, du matériel de culture spécifique pour la vigne bourguignonne ainsi que le harnachement total d’un cheval de trait. Ce sont de très belles pièces, tout en cuir et boucleries rutilantes.
- Conclusion :
Ce salon est l’anti-thèse des grands salons organisés dans quelques grands centres, tout à la gloire du cheval commercial. Ce salon chante la qualité de l’équitation et de toute la diversité de l’élevage du cheval.
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