| * Livre généalogique,
règlement : ICI
* Un peu d’histoire :
Les animaux domestiques et l’homme coexistent depuis plusieurs
siècles.
Certains sont sédentaires. D’autres ont suivi les déplacements
humains.
La résultante a produit des animaux parfaitement adaptés au
terroir.
Les hommes suivant leurs besoins les ont modifiés par croisement ou
par sélection.
Les résultats de cette longue maturation se rencontrent encore
aujourd’hui dans nos provinces.
Les évolutions techniques modernes ont gravement modifié les
pratiques des hommes envers leurs animaux domestiques traditionnels.
Evolutions rapides qui tendent à une raréfaction des races.
C’est ce qui est arrivé à la plupart des chevaux de trait quand ils
ont été rapidement remplacés par le moteur à pistons..
- Création et filiation d’une
race :
La grande plaine de Flandre recouvre une grande étendue au Nord de
l’Europe. Elle débute au Pays-Bas pour se terminer au Nord de la
France après avoir traversé toute la Belgique.
Cette plate région propice à la grande culture, a largement profité
des nouvelles machines du 19éme siècle pour améliorer ses techniques
agricoles.
Cela s’est traduit par un important agrandissement des surfaces
cultivées. Les fermes ont grandies et sont devenues des
exploitations agricoles.
Les moteurs à pistons ou électriques n’étaient pas encore inventés.
La seule force motrice disponible était celle fournie par l’animal.
Le boeuf traditionnel en ferme est trop lent. Les chevaux
disponibles imparfaitement adaptés.
On a entrepris de créer un cheval doté des qualités nécessaires au
bon fonctionnement des machines.
C’est à dire un cheval de trait puissant et véloce.
On a choisit comme base de départ le trait Ardennais
pour sa grande puissance musculaire.
Pour lui apporter une meilleurs vélocité, il a été agrandi par
croisement avec le grand trait Flamand.
La résultante a été un cheval musclé, puissant et résistant. Il
dispose aussi de grandes jambes, leviers propices à un excellent
déplacement.
Ce nouveau cheval a été immédiatement adopté Aux Pays-Bas, en
Belgique et en France.
Dans la région flamande des Pays-Bas, ce cheval a pris le nom de
Trait Hollandais.
Dans la région flamande (zone géographique) de la Belgique il prit
le nom officiel de Trait Belge ou celui plus régional de Brabançon.
Dans la région flamande du Nord de la France il a tout d’abord été
baptisé : Ardennais du Nord. Il a finalement adopté le nom officiel de
Trait du Nord. Nom qu’il porte toujours aujourd’hui
Tous les chevaux de trait légers ou lourds sont d’anciens chevaux
militaires. Les incessantes guerres qui ont accompagnées l’histoire de
la France ont nécessité la création et l’élevage de nombreux formats de
chevaux. Certains ont été réformés pour assumer une deuxième
carrière dans les transports civiles et agricoles.
Le Trait du Nord fait exception à cette constante. Il a été directement
créé pour une activité agricole.
Outre ses excellentes capacités pour activer des machines, il est
comme tout les chevaux de trait un bon tracteur. Sa tenue sur le sol
naturel est toujours plus efficace que le pneu manufacturé dernier cri.
Cette capacité a été utilisée dans les nombreuses mines souterraines du
pays miniers du Nord-Pas-de-Calais et en Belgique. Il y a connu les
mêmes conditions de travail et les mêmes inconvénients que les hommes
avec lesquels il a travaillé.
On l’a également rencontré sur les chemin de hallage des canaux. Il
y assurait les déplacements des barges et des péniches.
Son livre généalogique a été créé en 1903.
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Marque de la race |
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* Le grand dernier de la famille
:
Le Trait du Nord, est un grand cheval puissant. C’est un cheval à
sang froid. A l’issue d’une bonne formation en duo avec son meneur il
présente de grandes qualités de calme, d’obéissance, de puissance et de
précision dans le travail.
Il fait parti de la grande famille des ardennais.
C’est à dire qu’il est une évolution/amélioration du trait
Ardennais au même titre que les traits Hollandais, Belge et Auxois.
Des différences mineures séparent les quatre races. Il a été
légèrement amélioré avec un soupçon de trait Boulonnais.
Le Trait Belge a eu le même service avec le grand Shire anglais.
Ces quatre races sont toutes à faibles effectifs. Elles sont
confrontées aux aléas mortelles de la consanguinité.
Avec moins de 400 reproducteurs, le Trait du Nord voit sa
consanguinité augmenter inexorablement.
Pour faire échec à une inéluctable hausse du cousinage, ont procède
à des achats ou échanges de reproducteurs mâles avec les élevages belges
ou hollandais.
Il n’est pas rare de rencontrer des étalons portant des noms
néerlandais. C’est normal, ils en sont originaires.
Cette opération doit respecter les règles qui définissent une race.
Par exemple, un mâle Auxois trop grand pour être admis à la
reproduction en race Auxoise, sera admis comme étalon en race
Trait-du-Nord.
Le trait Auxois est conservé plus petit que le Trait du Nord.
* Voir le Trait du Nord :
La faiblesse des effectifs rend une rencontre au détour d’une
pâture très aléatoire.
Les concentrations à l’occasion d’un concours « Modèle et allure »
local ou régional sont de bons prétextes pour le rencontrer.
Le concours national est rituellement organisé le dernier week-end
du mois de juillet dans un espace public de verdure de la ville de
Cambrai.
On y croise l’élite de la race.
Cette manifestation se termine le dimanche après midi par un grand
défilé sur la Grand’place devant l’hôtel de Ville.
Ce défilé est la plus importante présentation festive française de
l’élite d’une race de chevaux de trait.
Le public s’y réunit nombreux et en famille. Il s’y presse pour
admirer les passages des chevaux tenus en mains, montés, attelés, au pas
et même au trot.
Tous les amateurs de chevaux doivent avoir fait le pèlerinage pour
y assister.

* Actualité et avenir économique :
Les animaux domestiques à poil ou à plumes sont élevés et améliorés
pour satisfaire à un rôle économique.
Le moteur à fait perdre presque toutes ses activités de traction.
L’élevage n’ayant plus d’utilité a été brutalement abandonné.
Comme la plupart des races qui ne sont pas spécialisées pour la
production bouchère le Trait du Nord a pratiquement disparu.
Quand a été pris la décision de conserver une génétique
irremplaçable, les effectifs étaient très bas. Cette réalité a nécessité
la mise en action d’un plan de repeuplement.
Il est toujours d’actualité. La reproduction chevaline est
relativement difficile. Elle est catastrophique quand les géniteurs sont
consanguins.
Le Trait du Nord a conservé deux débouchés économiques : la
boucherie qui est la principale et le débardage en zones boisées
inaccessibles à la machine.
Les mâles qui ne sont pas destinés à la reproduction sont engraissé
en vue d’une commercialisation bouchère. Ils y partent avant la fin de
leur première année de vie.
Les femelles sont conservées pour la reproduction.
Ces débouché sont néanmoins insuffisants pour assurer une économie
équilibrée et rémunératrice.
Le cheval de trait est élevé par des éleveurs passionnés. Ils
poursuivent coûte que coûte une continuité familiale.
Mais avec les évolutions sociale et économiques, cette constante
est en régression.
Les jeunes éleveurs se tournent vers l’élevage des bovins, plus
rémunérateurs. Ils suppriment la charge d’un grand herbivore peu
rentable.
Une nouvelle clientèle amateur commence à s’ouvrir. Certains
s’intéressent et s’inquiètent du confort et de l’avenir de ce cheval.
D’autres se contentent de disposer d’un animal rare au physique
attrayant.
Ils n’ont pas la formation et ils ne sont pas désireux de
participer à la reproduction de repeuplement.
Les conséquences en sont une diminution rapide et mortelle des
effectifs.
Pour inverser cette fatalité, il faut le plus rapidement possible
conserver, améliorer et compléter les postes rémunérateurs actuels.
La viande de cheval est un produit qui est moins gras que la viande
bovines.
Le gras est persillé, c’est à dire inclus dans la masse charnue et
donne du goût à cette viande.
Il faut réintroduire le cheval dans des activités qu’il n’aurait
jamais du perdre.

En contrepartie, il obligera à une modification du rythme des
cultures. Un tracteur peut travailler en continue. Un ou deux chevaux
ont besoin de périodes de repos.
Travailler avec un compagnon à quatre sabots est plus agréable
qu’avec un tracteur. Essayez de caresser un tracteur !
D’important activités touristiques peuvent rentabiliser un élevage.
Pour y réussir, il faut développer sérieusement des activités qui
existent déjà mais sont trop isolées.
Il faut produire le format de cheval idéal.
En résumé, le Trait du Nord a besoin de commerciaux.
* Syndicat d’élevage du Cheval Trait du Nord
442, rue de l'Orée du Bois, 59230 ST AMAND LES EAUX
Tél / Fax : +33 (0)3 27 31 25 34
Port : 06 48 97 43 05
http://www.le-cheval-trait-du-nord.fr/

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