Concours
national trait Comtois |
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Concours des juments | Concours des mâles |
Si vous ne connaissez pas le trait Comtois, il faut aller à Maiche (25) au concours national de la race.
Vous serez fortement impressionnés par une foule de chevaux : 288 juments le premier jour; et 215 mâles le deuxième jour.
Vous aurez sous vos yeux émerveillés l’élite de la race de chevaux de trait la plus répandue élevée en France.
* Particularité :
On remarque une grande homogénéité concernant le format général et les robes.
On constate aussi quelques sujets discordants.
Un enseignant d’un lycée agricole d’Ile-de-France que je connais a précisément attiré mon attention sur ces quelques exceptions. C’est un acte pédagogique.
Ma première rencontre avec cette particularité s’est produite au Haras National d’Annecy où je suis tombé nez à museau avec un étalon Comtois qui avait une crinière noire, pas de balsanes et une robe plus sombre. Un bai au milieu des alezans à crins lavés. Rien a voir avec le
Comtois bien connu à la blonde crinière.
Je n’en ai eu l’explication que bien plus tard, par un vieil éleveur rencontré à Salins-les-Bains.
La génétique est bonne fille, elle nous propose parfois quelques sujets qui représentent des stades intermédiaires dans l’historique de la constitution du trait Comtois modèle 21ème siècle, des réminiscences
du passé.
L’ancien cheval de montagne Comtois n’a pas laissé le souvenir d’un cheval de très bonne qualité.
En vue de son amélioration, il a été croisé avec du trait Ardennais, ce qui l’a alourdi et lui a légué une robe plus foncée.
Les chevaux à crinière noire présentés en concours sous les n° 98, 124 et 225 pour les juments, et un seul exemplaire mâle n° 130 appartenant à Jean-Louis Cannelle, sont précisémment
les souvenirs génétiques imprévisibles de ce croisement ancien.
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Le Comtois a ensuite été croisé avec du Schleswiger, cheval d’Allemagne qui lui a légué sa blonde crinière.
Le modèle standard de la race, gabarit et robe, est fixé pour le plus grand nombre mais la génétique est parfois facétieuse en matière de robe, sans que les qualités intrinsèques de la race soient altérées, toutefois.
* Concours modèles et allures :
On peut y constater un excellent niveau dans la qualité de présentation par les meneurs.
Est-ce l’effet d’un syndicat de race plus pédagogue ou d'un niveau technique général plus élevé ? La différence est visible par rapport aux autres races.
Autre remarque importante, un excellent état physique global des animaux présentés.
Pour s’en tenir à l’appareil locomoteur, si important chez un cheval de qualité, les défauts sont toujours véniels. Ailleurs, ils sont ou collectifs ou
récurrents.
Le nombre permet une sélection « qualité » draconienne.
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Concours des juments |
* L’organisation :
Le concours se déroule dans un ensemble sportif dédié au cheval.
Le concours dispose d’installations qui sont prévues pour accueillir de nombreux chevaux.
Trois aires de présentations ont été prévues.
Une remarque s’impose toutefois : le matériau du sol des aires de présentations est glissant sous les sabots ferrés ou non des chevaux.
Ici comme ailleurs, l’horaire et l’ordre de passage ne sont pas respectés.
Le syndicat de la race, la ville de Maiche, son personnel et un temps ensoleillé ont permis la tenue d’un concours accueillant et efficace.
J’ai noté une bonne et efficace publicité par affichage en ville de Maiche et sur les bords des routes y menant.
L’Est Républicain a publié plusieurs articles, avant et après la réunion.
FR3 est venu recueillir des images.
* Conclusions :
Le concours national du trait Comtois à Maiche est le rendez-vous annuel professionnel et de présentation d’un trésor régional.
Il est le fruit du travail des éleveurs régionaux passés et actuels. Ils sont maintenant rejoints par des éleveurs d’autres région.
L’aire d’élevage du trait Comtois comme ses effectifs sont en expansion.
Son tempérament et son physique en permettent la commercialisation vers la boucherie ainsi que des activités professionnelles et ludiques.
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Concours des mâles |
* Palmarès :
• Pouliches 2 ans : Impaire : N°1, Rafale 36 à Patrick Viennet de
Guyans-Vennes.
Paire : N°16, Rocaille d'Avoudrey à Charles Cuenot de Levier.
• Pouliches 3 ans : N°73, Quassia 40 à Jérôme Prevalet de Levier.
• Pouliches 3 ans suitées : N°82, Quadrette des Granges à Charles Boillin
d'Avoudrey.
• Poulinières 4 ans suitées : N°109, Princesse 104 à Thierry Charmoille de
Recologne.
• Poulinières 5 ans suitées : N°142, Ozone 2 à l'EARL Laramey-Robert Gérard de Gennes.
• Poulinières 6 ans suitées : N°152, Nougatine 28 à Bruno Guillaume du
Russey.
• Poulinières 7 ans suitées : N°173, Mélodie de Cardamine au Gaec des Montants de Fouchecourt (70).
• Poulinières 8 et 9 ans suitées : N°191, Loriana à Yves Henriet de Pontarlier.
• Poulinières 10 et 11 ans suitées : N°203, Iena de Mathay à Marcel Bertin de
Mathay.
• Poulinières 12 ans et plus suitées et championne 2007 : N°238,
Corina à Gilles Monnet de Charquemont.
• Poulinières 4 et 5 ans non suitées : N°259, Olida 11 à Denis Robert de
Nancray.
• Poulinières 6 à 8 ans non suitées : N°274, Nirvana 32 au Gaec Juif de Magny-Châtelard.
• Poulinières 9 ans et plus non suitées : N°282, Kermesse 32 au Gaec Baudet de La Rivière-Drugeon.
• Mâles de 2 ans : N°114, Ritchy des Charniers à Anny Vuillemin de Provenchère.
• Mâles de 3 ans : N°71, Quark 4 à Denis Robert de Nancray.
• Mâles de 4 ans et plus et champion 2007 : N°93, Pirate des Prés à François Perrin d'Adam-les-Vercel.
Dernière mise à jour: vendredi 05 octobre 2007