Concours
local de Rue (Somme 80) |
Les commentaires sont dans La Lettre n°191
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* Ecuries Grosbeau et Emile Degardin :
Pouliches de 2 ans : 1-
N°4 Suzette, Claude Grosbeau, 80 Le Titre
2-
N°3 Silkah, Claude Grosbeau, 80 Le Titre
3-
N°2 Sarah de l'Ecurie, Claude Grosbeau, 80 Le Titre
Poulinières suitées : 1-
N°6 Paciflore, Claude Grosbeau, 80 Le Titre
2-
N°5 Isis, Claude Grosbeau, 80 Le Titre
3-
N°7 Perce Neige 8, Emile Degardin, 80 Drucat
Poulinières non suitées : 1-
N°11 Quo Lombe, Claude Grosbeau, 80 Le Titre
2-
N°9 Giroflée, Claude Grosbeau, 80 Le Titre
3-
N°10 Operette de Drucat, Emile Degardin, 80 Drucat
Deux concours locaux annuels sont organisés en
pleine ville de Rue. et en face des pompiers à Bernaville.
Beau soleil , températures en hausse et accueil chaleureux.
A Rue comme à Bernaville, une première impression s’impose : très
peu de chevaux avec une parfaite égalité fixée à onze pour chaque ville.
Il y a disparité pour les éleveurs.
Deux éleveurs à Rue et pas des moindres avec l’écurie Grosbeau et
Émile Degardin.
A Bernarville, les éleveurs sont plus nombreux.
L’intérêt du concours local est la prise de conscience plus large
des chevaux disponibles.
Le National ne propose que les lauréats des petits con-cours. Les
autres n’apparaissent jamais.
A Rue deux écuries et deux modèles de Boulonnais différents.
Un premier format plus lourd, plus boucher supporté par l’écurie
Grosbeau.
Chevaux parfaitement bien préparés ainsi que les présentateurs en
parfaites tenues. Bravo.
Ce format, plus boucher donc plus commercial est actuellement
récompensé par les jurys de race.
Difficile de départager plusieurs juments ayant des qualités
semblables.
Je peux formuler une remarque importante : toutes les poulinières
présentées sont manipulées. L’éleveur est gentil.
Un animal ne sait pas mentir. Il est facile au visiteur que je suis
de percevoir les pratiques d’élevage et les rap-ports homme/animal en
m’approchant des chevaux.
La bête confiante guidée par sa curiosité va doucement s’approcher.
Celle qui n’a pas confiance va s’éloigner.
Chevaux bien typés Boulonnais à Rue avec une étude intéressante
entre deux miniformats de Boulonnais.
Un format lourd et plus laboureur pour l’écurie Grosbeau.
Ce format est actuellement récompensé par les jurys de race. Ce
n’est pas illogique puisque la boucherie est l’unique production vraiment
commerciale.
Un format plus léger et plus élancé qui pourrait trouver un
débouché dans des activités de tractions touristiques est moins apprécié par
la norme qui guide les choix des jurys de concours. Pourtant, ce format
propose un ensemble physique mieux balancé et finalement un beau cheval.
C’est le format qui est sélectionné et proposé par Émile Degardin.
En particulier le n° 10 qui a attiré mon attention.
Ce cheval est relativement étroit et plutôt léger. Il est élancé.
Je serai tenté de dire qu’il a un physique qui ressemble à un trait Flamand.
Ce qui n’est pas extraordinaire. Cette race a certainement participé dans le
passé à la génétique du trait Boulonnais. Il pourrait y revenir…
De longues jambes et un corps sans lourdeur.
Tout ce qu’il faut pour avoir un excellent déplacement. Ce qu’il a
prouvé au court de sa présentation. En particulier quand il a adopté le
petit trot.
Il présente l’inconvénient de ses qualités. Il faut louer un
escabeau pour pouvoir monter sur son dos.
Comme prévu, il est arrivé en troisième position… ...sur trois.
Voilà un cheval d’avenir avec des qualités de souplesse permis par
un physique pas trop empoté.
Ce cheval a un centre de gravité bien trop élevé pour faire un bon
laboureur.
Il devrait faire merveille pour faire circuler à deux ou à quatre,
une roulotte dans les collines de Picardie ou du Boulonnais.
Une remarque très encourageante. L’excellent accueil de la
municipalité de Rue.
Elle accueille et facilite le concours ; ce pourrait être une
attitude classique envers une activité parmi d’autres.
Ce fut bien mieux.
Monsieur le Maire était sur place pendant pratiquement toute la
durée du concours.
Au cours de la réception qui a suivi, il a précisé que cet te
attitude était la continuation d’une tradition ancestrale.
Le cheval de trait Boulonnais fait partie intégrante de l’histoire
de Rue.
Pour le prouver, l’adjoint au Maire nous a permis de visiter une
pièce du musée de cette ville qui recueille entre autres des grandes
peintures murales représentant des scènes rupestres avec des traits
Boulonnais, des vaches Flamandes, etc...
A Bernarville les chevaux présentés étaient beaucoup plus
diversifiés.
Les jeunes, voir très jeunes poulains se sont montrés bien vivants.
Tout le monde a remarqué la diminution du nombre des concurrents.
Diminution qui n’est pas une surprise dans une région ou le trait
Boulonnais est bien faiblement élevé. Situation aggravée avec une diminution
collective des naissances qui est régulièrement de 10% l’an, les effets sont
maintenant visibles.
* A la Mairie :
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Dernière mise à jour: dimanche 13 juillet 2008