Equi-Trait-Jeunes
Lycée Professionnel agricole de la Bretonnière à Chailly-en-Brie (77)
Association du Cheval de Trait en Ile-de-France
6 et 7 mai 2006


 

Divers Personnalités Les participants Préparatifs
Parcourt batté Concours Débardage Maniabilité urbaine
Epreuves agricoles Final Stands  

.

* divers :    
* Organisateurs :
Le lycée de La Bretonnière, l'A.C.T.I.F. et les Haras Nationaux .

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* Personnalités :

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Monsieur Alain Ducharme
Président de l'A.C.T.I.F.
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Monsieur 
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Monsieur "Micro"
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* Stands :

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* Les participants :
   Les élèves de l'EPLEFPA de Montmorillon (86), la Maison Familiale Rurale de Landivisiau, l'ENPH du Haras du Pin, CFA du CEZ de Rambouillet, l'école d'agriculture de Levier (25), le lycée agricole de La Bretonnière, le lycée agricole Mancy de Lons-le-Saunier.

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* Préparatifs
* Les buts et le programme :
   Des présentations ainsi que des utilisations basiques des chevaux de trait, ânes et mules sont assurés par des équipes d'élèves concurrentes.
   Ces opérations classiques présentent une difficulté supplémentaire avec l'attribution par tirage au sort des animaux. Les meneurs et les animaux ne se connaissent pas.
   Tour à tour, les équipes ont satisfait au toilettage et à la présentation en main, avec concours modèle et allure au pas et au trot.
   Puis une inversion des rôles, les élèves concurrents devenant le jury.
   Ensuite, les concours se sont consacrés aux parcours montés, bâtés, à la maniabilité de loisir et urbaine. Pour terminer, une épreuve forestière et ensuite, agricole.
   Autrement dit, un parcours complet.

* Cadre, ambiance et organisation :
   En même temps que l'organisation des journées portes ouvertes, le lycée de La Bretonnière a hébergé une importante concentration de chevaux de trait, d'ânes et de mulets.
   Pour concourir et prodiguer les soins nécessaires à toute cette écurie, une nombreuse participation tous azimuts des lycéens s'intéressant tout particulièrement à l'utilisation du cheval de trait.
   Les jeunes participants étaient tous des volontaires, donc intéressés et convaincus.
   Cela explique l'excellente ambiance dans laquelle les épreuves se sont déroulées.
   Après les formalités du tirage au sort des chevaux, le toilettage des animaux, avec l'aide effective et efficace de leurs propriétaires, a permis de faire connaissance.
   Pour tenter d'être le plus complet possible, j'avais imaginé de m'incorporer à une équipe et de la suivre au long de la journée. C'est ce que j'ai fait en sélectionnant arbitrairement un attelage de deux Percherons. J'ai parfois commis quelques infidélités.
   Les beaux spécimens de Percherons étaient différents et bien caractéristiques. Les membres de l'A.C.T.I.F. présentent des chevaux aux formats pédagogiques.
   On pouvait voir une jument d'un type tout à fait traditionnel chez le Percheron français et un étalon noir, visiblement issu d'un croisement américain et français. Le résultat est un cheval plutôt grand et bien bâti. Il m'a rappelé un souvenir diffus des grands Percherons musclés, aperçus étant gamin à l'écurie et au travail en Beauce.

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* Parcourt batté :
* Les épreuves :
   Ce n'est pas la capacité des animaux à effectuer certains travaux qui est notée. C'est la capacité du meneur à diriger dans diverses manoeuvres un animal qu'il ne connaît pas.
   C'est particulièrement difficile puisqu'en pleine évolution, l'un et l'autre vont découvrir leurs défauts, leurs incompréhensions, nervosités, etc...
   Sans en avoir l'air, le concours est très difficile. Plus que les connaissances techniques, c'est l'adaptabilité de celles-ci par le meneur, jeune et sans longue expérience, qui est mesurée.
   Les différents parcours proposés ne présentaient pas de difficultés particulières, à l'exception du débardage.
   Le débardage, à mon avis, représentait une grande difficulté avec ses passages dans une pente en travers.
   Il aurait été passionnant qu'à l'issue des épreuves, un professionnel propose «le corrigé» en menant un attelage sur le circuit. Montrer, démontrer, la meilleure méthode à mettre en oeuvre pour contourner les obstacles.
   L'épreuve agricole, bien qu'étant discrète, présentait un grand intérêt à l'observation.

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* Concours :
   Une succession d'actions qui, prises séparément, n'ont rien d'extraordinaire, deviennent très perturbant quand il faut les effectuer plus ou moins ensemble.
   Tenir la machine dans la bonne inclinaison, les longues rênes, régler, diriger le cheval puis la machine, regarder, anticiper, corriger, etc... sont certainement plus aisés à coordonner quand l'équipage a quelque expérience commune et quelques heures de pratique.
   Le cheval comme le meneur reproduiront les gestes basiques, connaissant chacun ce que va faire l'autre et n'auront à gérer que les difficultés du parcours et/ou l'imprévu.
   Rien ne semblera embarrassant.
   En revanche, il manque au moins deux bras pour pouvoir tout contrôler quand le meneur et le cheval se découvrent et que le meneur n'a que peu d'expérience de l' "outil" : cheval + machine.
   C'est précisément ce que les organisateurs de cette réunion ont souhaité mesurer et montrer .
   Les juges, j'ai écouté leurs conversations, ont tenu compte de tous les paramètres pour donner une note. Ca n'a pas été toujours facile.

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* Débardage :
* Les élèves :
   Parlons des élèves puisque ce sont eux qui concourent.
   J'ai noté une écrasante majorité féminine. Le cheval plaît à nos dames et demoiselles.
   Elles y sont majoritaires comme dans les clubs hippiques et la plupart des activités au service du cheval.
   Les garçons sont sans doute moins motivés par l'apparition du cheval de trait et passionnés par le dernier tracteur équipé GPS etc…
   Cette réaction m'est compréhensible. Etant plus jeune, la voiture était pour moi bien attrayante...
   Ce goût n'est pas total. Il y avait quand même des concurrents garçons qui ne sont pas venus pour jouer les figurants.
   A les voir évoluer dans les diverses configurations proposées par le concours, j'ai relevé de notables différences entre les filles et les garçons.
   L'entraide est plus affirmée chez les filles même quand elles ne se connaissent pas.
   L'action masculine est plus directe, plus individuelle.
   La sympathie envers les animaux est égalitaire.
   Par contre la taille est un véritable handicape pour les demoiselles. L'usage d'un tabouret implique que le cheval ne bouge pas trop. La pose d'un collier voir du mord pose parfois quelques problèmes si le cheval a la mauvaise idée de lever la tête.
   Pour le maniement des outils aratoires c'est également la dimension des poignées généralement situées trop hautes pour les filles qui va être gênant.
   On perçoit immédiatement si l'élève a on non de l'expérience à la façon dont elle va compenser cet handicap.
   La différence de puissance physique ne semble pas être un caractère distinctif entre filles et garçons.
   Un cheval va entraîner aussi bien un garçon plus vigoureux qu'une jeune fille. Le cheval sera de toutes les façons, le plus fort.
   L'expérience du contrôle du cheval sera là, la meilleur des conseillères.
   L'observateur que je suis se pose une question cruciale :
- Quel est le plus efficace entre les deux sexes ou le cheval écoute t'il mieux une jeune-fille ou un jeune-homme ?
   J'ai bien observé. Je n'en sais fichtre rien.
   On peut noter que la sympathie inspiré par le cheval n'était absolument pas une exclusivité féminine. Les garçons étaient aussi caressant.

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* Maniabilité urbaine :
* Critiques :
   Deux critiques dont la dernière n'en est pas vraiment une.
   J'ai été encore une fois étonné par l'équipe bretonne de La Maison Familiale Rurale de Landivisiau. Personne ne s'est posé la question de l'origine de l'équipe. L'habit breton était de rigueur comme au Salon de l'Agriculture de Paris.
   Je n'ai pas pu m'empêcher de le leur dire et de les féliciter pour être aussi représentatifs.
   Un exemple à suivre.
   Ma fausse critique concerne le matériel aratoire employé pour les travaux agricoles. Au 21éme siècle, dans un concours scolaire qui concerne des élèves du 21éme siècle mais aussi des spectateurs de la même époque, il faut être un bon exemple.
   Il serait bon de montrer un matériel de facture moderne en action.
   C'est un pieux souhait. Celui-ci est rare, voire inexistant en France. Les organisateurs ne peuvent pas montrer et mettre en oeuvre ce qui n'existe pas encore.
   Le lycée exposait, à côté, une impressionnante succession de machines modernes pouvant être utilisées avec des tracteurs contemporains.
   Ces tracteurs sont maintenant équipés d'une cabine climatisée, d'une sono, d'une conduite assistée par GPS, etc...
   Extraordinaire, avec un prix d'achat en conséquence.

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* Epreuves agricoles :
* Pour le futur :
   Il est très important que l'enseignement agricole s'implique dans la vulgarisation du retour du cheval de trait dans la vie économique.
   Il y a beaucoup à faire.
   Le lycée agricole de Montmorillon a montré l'exemple en organisant le Salon de la traction animale et du cheval de trait.
   Cet établissement ne s'est pas trompé sur l'urgence de mettre en scène l'ensemble meneur-cheval de trait - machine.
   Il va récidiver. Après ce que l'on a pu voir à l'occasion du premier, tourné vers l'avenir, je suis curieux du deuxième.
   Le lycée agricole de La Bretonnière, l'A.C.T.I.F. et les Haras Nationaux se sont tournés vers la partie humaine en sensibilisant les jeunes.
   Sensibilisation voyageuse car l'année prochaine, Equi-trait-Jeunes se réunira en Bretagne, à la Maison familiale et rurale de Landivisiau.
   La Bretagne aime le cheval de trait, Landivisiau en est le centre et la Maison familiale est exemplaire dans ces présentations publiques.
  Et en plus, elle a gagné.

   Que demande le breton !

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* Final :
* Le classement final :
01/- Maison familiale et rurale de Landivisiau 231 pts
02/- Institut privé Saint Joseph de Levier 222 pts
03/- EPL de Mancy-Lons Le Saunier 214 pts
04/- EPL de Montmorillon (2) 209 pts
05/- EPL de Montmorillon (1) 207 pts
06/- CEZ de Rambouillet (1) 196 pts
07/- EPL de Mirecourt 194 pts
08/- CEZ de Rambouillet (2) 190 pts
09/- ENPH Le Pin 182 pts
10/- EPL La Bretonnière de Chailly en Brie 177 pts

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* La conclusion :
   Le véritable but de cette réunion n'est pas un classement. Le dernier est finalement aussi important que le premier. Il a concouru comme le premier.
   L'essentiel est d'avoir participé à une opération de réintroduction d'un moyen de travail qui n'aurait jamais du être abandonné.
   En faire parler et en présenter des utilisations professionnelles concrètes est essentiel.
   Cet article est rédigé par un témoin dont l'age lui a permis de côtoyer en ville le cheval au travail.
   Tous les matins en partant à l'école, je regardais les deux Percheron qui tractaient la voiture de livraison du lait aux épiciers parisiens.
   Périodiquement, le dominant prouvait au dominé pourquoi il était toujours le chef.
   Cela se terminait sur le trottoir suivi par quelques commentaires du meneur bien sentis.
  Je ne répèterai pas ce qu'il disait.
   Le cheval de trait au travail n'est pas un sujet théorique pour moi.
   A l'occasion d'une rédaction, il serait intéressant de connaître comment une jeune fille ou un jeune homme du 21 éme siècle ayant concouru perçoivent un animal qu'ils découvrent.
   Je pense que la lecture apporterait quelques étonnements.

Bravo et à l'année prochaine.

* Compte-rendu et article dans le "Sabots" de juillet 2006.


Dernière mise à jour: jeudi 07 juin 2007