|
* divers
:
* Organisateurs :
Le lycée de La Bretonnière, l'A.C.T.I.F. et les Haras
Nationaux .
*
Personnalités :

Monsieur Alain Ducharme
Président de l'A.C.T.I.F. |

Monsieur |

Monsieur "Micro" |
 |
 |
 |
* Stands :
* Les participants :
Les élèves de l'EPLEFPA de Montmorillon
(86), la Maison Familiale Rurale de Landivisiau, l'ENPH du Haras du Pin,
CFA du CEZ de Rambouillet, l'école d'agriculture de Levier (25), le
lycée agricole de La Bretonnière, le lycée agricole Mancy de
Lons-le-Saunier.
*
Préparatifs
:
* Les buts et le programme :
Des présentations
ainsi que des utilisations basiques des chevaux de trait,
ânes et mules sont assurés par des équipes d'élèves
concurrentes.
Ces opérations
classiques présentent une difficulté supplémentaire
avec l'attribution par tirage au sort des animaux. Les
meneurs et les animaux ne se connaissent pas.
Tour à tour, les
équipes ont satisfait au toilettage et à la
présentation en main, avec concours modèle et allure au
pas et au trot.
Puis une inversion des
rôles, les élèves concurrents devenant le jury.
Ensuite, les concours
se sont consacrés aux parcours montés, bâtés, à la
maniabilité de loisir et urbaine. Pour terminer, une
épreuve forestière et ensuite, agricole.
Autrement dit, un
parcours complet.
* Cadre, ambiance et organisation :
En même temps que
l'organisation des journées portes ouvertes, le lycée de
La Bretonnière a hébergé une importante concentration
de chevaux de trait, d'ânes et de mulets.
Pour concourir et
prodiguer les soins nécessaires à toute cette écurie,
une nombreuse participation tous azimuts des lycéens
s'intéressant tout particulièrement à l'utilisation du
cheval de trait.
Les jeunes participants
étaient tous des volontaires, donc intéressés et
convaincus.
Cela explique
l'excellente ambiance dans laquelle les épreuves se sont
déroulées.
Après les formalités
du tirage au sort des chevaux, le toilettage des animaux,
avec l'aide effective et efficace de leurs propriétaires,
a permis de faire connaissance.
Pour tenter d'être le
plus complet possible, j'avais imaginé de m'incorporer à
une équipe et de la suivre au long de la journée. C'est
ce que j'ai fait en sélectionnant arbitrairement un
attelage de deux Percherons. J'ai parfois commis quelques
infidélités.
Les beaux spécimens de
Percherons étaient différents et bien caractéristiques.
Les membres de l'A.C.T.I.F. présentent des chevaux aux
formats pédagogiques.
On pouvait voir une
jument d'un type tout à fait traditionnel chez le
Percheron français et un étalon
noir, visiblement issu d'un croisement américain et
français. Le résultat est un cheval plutôt grand et
bien bâti. Il m'a rappelé un souvenir diffus des grands
Percherons musclés, aperçus étant gamin à l'écurie et
au travail en Beauce.
* Parcourt batté :
* Les épreuves :
Ce n'est pas la capacité des animaux
à effectuer certains travaux qui est notée. C'est la capacité du meneur
à diriger dans diverses manoeuvres un animal qu'il ne connaît pas.
C'est particulièrement difficile
puisqu'en pleine évolution, l'un et l'autre vont découvrir leurs
défauts, leurs incompréhensions, nervosités, etc...
Sans en avoir l'air, le concours est
très difficile. Plus que les connaissances techniques, c'est
l'adaptabilité de celles-ci par le meneur, jeune et sans longue
expérience, qui est mesurée.
Les différents parcours proposés ne
présentaient pas de difficultés particulières, à l'exception du
débardage.
Le débardage, à mon avis,
représentait une grande difficulté avec ses passages dans une pente en
travers.
Il aurait été passionnant qu'à
l'issue des épreuves, un professionnel propose «le corrigé» en menant
un attelage sur le circuit. Montrer, démontrer, la meilleure méthode à
mettre en oeuvre pour contourner les obstacles.
L'épreuve agricole, bien qu'étant
discrète, présentait un grand intérêt à l'observation.
* Concours :
Une succession d'actions qui, prises
séparément, n'ont rien d'extraordinaire, deviennent très perturbant
quand il faut les effectuer plus ou moins ensemble.
Tenir la machine dans la bonne
inclinaison, les longues rênes, régler, diriger le cheval puis la
machine, regarder, anticiper, corriger, etc... sont certainement plus
aisés à coordonner quand l'équipage a quelque expérience commune et
quelques heures de pratique.
Le cheval comme le meneur reproduiront
les gestes basiques, connaissant chacun ce que va faire l'autre et
n'auront à gérer que les difficultés du parcours et/ou l'imprévu.
Rien ne semblera embarrassant.
En revanche, il manque au moins deux
bras pour pouvoir tout contrôler quand le meneur et le cheval se
découvrent et que le meneur n'a que peu d'expérience de l'
"outil" : cheval + machine.
C'est précisément ce que les
organisateurs de cette réunion ont souhaité mesurer et montrer .
Les juges, j'ai écouté leurs
conversations, ont tenu compte de tous les paramètres pour donner une
note. Ca n'a pas été toujours facile.
* Débardage :
* Les élèves :
Parlons des élèves
puisque ce sont eux qui concourent.
J'ai noté une
écrasante majorité féminine. Le cheval plaît à nos
dames et demoiselles.
Elles y sont
majoritaires comme dans les clubs hippiques et la plupart
des activités au service du cheval.
Les garçons sont sans
doute moins motivés par l'apparition du cheval de trait
et passionnés par le dernier tracteur équipé GPS etc…
Cette réaction m'est
compréhensible. Etant plus jeune, la voiture était pour
moi bien attrayante...
Ce goût n'est pas
total. Il y avait quand même des concurrents garçons qui
ne sont pas venus pour jouer les figurants.
A les voir évoluer
dans les diverses configurations proposées par le
concours, j'ai relevé de notables différences entre les
filles et les garçons.
L'entraide est plus
affirmée chez les filles même quand elles ne se
connaissent pas.
L'action masculine est
plus directe, plus individuelle.
La sympathie envers les
animaux est égalitaire.
Par contre la taille
est un véritable handicape pour les demoiselles. L'usage
d'un tabouret implique que le cheval ne bouge pas trop. La
pose d'un collier voir du mord pose parfois quelques
problèmes si le cheval a la mauvaise idée de lever la
tête.
Pour le maniement des
outils aratoires c'est également la dimension des
poignées généralement situées trop hautes pour les
filles qui va être gênant.
On perçoit
immédiatement si l'élève a on non de l'expérience à
la façon dont elle va compenser cet handicap.
La différence de
puissance physique ne semble pas être un caractère
distinctif entre filles et garçons.
Un cheval va entraîner
aussi bien un garçon plus vigoureux qu'une jeune fille.
Le cheval sera de toutes les façons, le plus fort.
L'expérience du
contrôle du cheval sera là, la meilleur des
conseillères.
L'observateur que je
suis se pose une question cruciale :
- Quel est le plus efficace entre les deux sexes ou le
cheval écoute t'il mieux une jeune-fille ou un
jeune-homme ?
J'ai bien observé. Je
n'en sais fichtre rien.
On peut noter que la
sympathie inspiré par le cheval n'était absolument pas
une exclusivité féminine. Les garçons étaient aussi
caressant.
* Maniabilité urbaine :
* Critiques :
Deux critiques dont la dernière n'en
est pas vraiment une.
J'ai été encore une fois étonné par
l'équipe bretonne de La Maison Familiale Rurale de Landivisiau. Personne
ne s'est posé la question de l'origine de l'équipe. L'habit breton
était de rigueur comme au Salon de l'Agriculture de Paris.
Je n'ai pas pu m'empêcher de le leur
dire et de les féliciter pour être aussi représentatifs.
Un exemple à suivre.
Ma fausse critique concerne le
matériel aratoire employé pour les travaux agricoles. Au 21éme siècle,
dans un concours scolaire qui concerne des élèves du 21éme siècle mais
aussi des spectateurs de la même époque, il faut être un bon exemple.
Il serait bon de montrer un matériel
de facture moderne en action.
C'est un pieux souhait. Celui-ci est
rare, voire inexistant en France. Les organisateurs ne peuvent pas montrer
et mettre en oeuvre ce qui n'existe pas encore.
Le lycée exposait, à côté, une
impressionnante succession de machines modernes pouvant être utilisées
avec des tracteurs contemporains.
Ces tracteurs sont maintenant équipés
d'une cabine climatisée, d'une sono, d'une conduite assistée par GPS,
etc...
Extraordinaire, avec un prix d'achat en
conséquence.
* Epreuves agricoles :
* Pour le futur :
Il est très important que
l'enseignement agricole s'implique dans la vulgarisation du retour du
cheval de trait dans la vie économique.
Il y a beaucoup à faire.
Le lycée agricole de Montmorillon a
montré l'exemple en organisant le Salon de la traction animale et du
cheval de trait.
Cet établissement ne s'est pas trompé
sur l'urgence de mettre en scène l'ensemble meneur-cheval de trait -
machine.
Il va récidiver. Après ce que l'on a
pu voir à l'occasion du premier, tourné vers l'avenir, je suis curieux
du deuxième.
Le lycée agricole de La Bretonnière,
l'A.C.T.I.F. et les Haras Nationaux se sont tournés vers la partie
humaine en sensibilisant les jeunes.
Sensibilisation voyageuse car l'année
prochaine, Equi-trait-Jeunes se réunira en Bretagne, à la Maison
familiale et rurale de Landivisiau.
La Bretagne aime le cheval de trait,
Landivisiau en est le centre et la Maison familiale est exemplaire dans
ces présentations publiques.
Et en plus, elle a gagné.
Que demande le breton !
* Final :
* Le classement final :
01/- Maison familiale et rurale de Landivisiau 231 pts
02/- Institut privé Saint Joseph de Levier 222 pts
03/- EPL de Mancy-Lons Le Saunier 214 pts
04/- EPL de Montmorillon (2) 209 pts
05/- EPL de Montmorillon (1) 207 pts
06/- CEZ de Rambouillet (1) 196 pts
07/- EPL de Mirecourt 194 pts
08/- CEZ de Rambouillet (2) 190 pts
09/- ENPH Le Pin 182 pts
10/- EPL La Bretonnière de Chailly en Brie 177 pts
* La conclusion :
Le véritable but de
cette réunion n'est pas un classement. Le dernier est
finalement aussi important que le premier. Il a concouru
comme le premier.
L'essentiel est d'avoir
participé à une opération de réintroduction d'un moyen
de travail qui n'aurait jamais du être abandonné.
En faire parler et en
présenter des utilisations professionnelles concrètes
est essentiel.
Cet article est
rédigé par un témoin dont l'age lui a permis de
côtoyer en ville le cheval au travail.
Tous les matins en
partant à l'école, je regardais les deux Percheron qui
tractaient la voiture de livraison du lait aux épiciers
parisiens.
Périodiquement, le
dominant prouvait au dominé pourquoi il était toujours
le chef.
Cela se terminait sur
le trottoir suivi par quelques commentaires du meneur bien
sentis.
Je ne répèterai pas ce
qu'il disait.
Le cheval de trait au
travail n'est pas un sujet théorique pour moi.
A l'occasion d'une
rédaction, il serait intéressant de connaître comment
une jeune fille ou un jeune homme du 21 éme siècle ayant
concouru perçoivent un animal qu'ils découvrent.
Je pense que la lecture
apporterait quelques étonnements.
Bravo et à l'année prochaine.
* Compte-rendu et article dans le "Sabots"
de juillet 2006.
|